La publicité des années Séguela et Goude donnait déjà la parole aux objets.
Actrice sur ce marché là, je baignais dans ce flot d’inventions et de libertés.

J’utilisais, pour mettre en scène les objets «sacrés», un subterfuge de théâtre. La composition s’ordonnait selon un dialogue que j’inventais entre les objets figurant sur le plateau. Ainsi mes «nature-mortes»  étaient «vivantes» du moins le disait-on. Un zeste de lumière - quelques  milliers de joules - et c’était dans la boîte. J’enregistrais en quelque sorte leur conversation, chacun  y prenant naturellement sa place. Imaginez le brouhaha lorsqu’il s’agissait de haricots verts au garde-à-vous pour auréoler un packaging ...
Mon studio, naturellement, devint le théâtre de mes premières expérimentations numériques et très vite j’enquêtais sur la nature vibratoire de certains objets dans mon environnement immédiat. Ignorante au début de la bascule qui s’opérerait au moment du dé-matriçage (derawtisation) des fichiers dans mon laboratoire .... le sujet, certes n’était pas facile, des verres anciens alignés dans un meuble lui-même vitré : combien  de combinaisons possibles et d’espaces où s’engouffrer entre les reflets, réfractions, et transparences ? ...
Oeil de tigre, 2011



L'homme dans l'entrée, 2011


.../ C’est avant tout le champ  vibratoire de quelque chose  qui m’invite à déclencher, en attirant tous mes sens,
et c’est sur cette fréquence que je m’accorde, dans mon laboratoire virtuel, ( post-prod )
pour «dépolluer» l’image.
Réalité, mémoire,culture, imitation, copie, imagination, actualité, histoire, tout rentre en inter-relation, les fils se nouent et se dénouent.
Les images qui en résultent me disent qu’une certaine forme de
vie est aussi dans les objets et les lieux  qui nous entourent .
C’est le reflet qui rend vivant et si moi, incorporée, sans mon reflet je n’existais  pas dans  la réalité ?


Morning has broken... 2011


Chaque jour s'ouvre un monde à découvrir.
Au premier soleil,
 la fraîcheur du matin
rayonne en moi la joie de l'arc en ciel,
si puissante
que la femme sous cloche
 reste au placard.
                                                                                        - Monik Malissard -




Nef, 2011



Minuit, 2011...


Afternoon lounge, 2011

La circulation vibrionne
klaxonne
sur la chaussée mouillée.
La tension de la ville s'assoupit dans la tiédeur du cuir
le brouhaha s'estompe à pas feutrés,
vogue vague ma pensée
mes soucis glissent sur l'encaustique...

                                                                   - Monik Malissard -




Le bal, 2011

C’est avec cette image que j’ai appris à danser,
mon stylet a dérapé .



Deauville, 2011


Les ors du champagne
ont velouté  la nuit
ouvert le ciel comme  au premier jour.

                                                                                             - Monik Malissard -






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