Ouvertures : d'émoi en espaces miroirs

Réflexions Mémoire de l’âme Mère nature miroir, à la lisière du jour et de la nuit

Photographier des objets m’a emportée vers des espaces plus vastes à explorer,
 des réalités plus uni-vers-elles ...


L'heure de la sieste, 2012


Miroirs en scène, 2009
Prince, mon Prince
je ne sais entre ciel et mer où je pose mes pas
j’entends passer des rires et des voix
dites-moi d’où me vient ce vertige
sentez-vous mon émoi
ce coton tout en moi
baignez-vous aussi dans un doux mirage ?
                                                                                                    - Monik Malissard -



De l’œil à l’âme, 2012


L’avenir a l’oeil, 2012
Piano incrusté de nuits et d’aurore,
me mêler toute entière à l’écume,
là où la mer et le ciel et la terre
et le vent se rejoignent,
sur le miroir du soleil.

                                                               - Monik Malissard -


Les dieux sont avec nous ! 2009


Neige sur Paris, 2013

Le cadre de la fenêtre est hors cadre.
A l’heure où le soleil pénètre en ma demeure, les flocons volent presque à l’horizontal
et une image
fantôme se fond dans le paysage : une photographie sur le mur derrière moi.
Confusion : Quel espace ? quel lieu ? Sale temps !
Je suis au bord du réel pour basculer vers un ailleurs .
L’entre-deux est un équilibre entre deux mouvements.




Quelqu'un m'attend, 2011
Le désir irrésistible de m’agenouiller
saisir l’anneau touché par tant de mains familières
plaquer ma joue contre le bois enduit de lune...
ici
enfin
chez moi.

                                                                                        - Monik Malissard



Respiration, 2009


Personne, 2015


Printemps chez Monet, 2001


Il était une fois, 2010
Quel enfant a-t-il couru dans la forêt aujourd’hui endormie
dressé des cabanes où cacher ses secrets
raconté des histoires jamais entendues ?
Mon prince charmant me conduit à lui par la main.

                                                                                                                
- Monik Malissard -


L' Aragne de la nuit, 2012

Araignée tissant pour l’éternité.J’ai un faible pour ces fées de l’invisible, gardiennes de secrets éternels et difficiles à photographier.
Je l’ai chopée, ce matin, sur la terrasse dans sa robe jaune d’aurore naissante sur l ‘île de Beauté.

J’ai une faible profondeur de champ, je suis tout près, ni ne bouge ni ne respire, mais
c’est elle qui bouge, l’animal ! Elle œuvre.



Les cloches sonnent, 2011

Viens t’asseoir
chanter les rêves de l’été
te réchauffer au feu de la moisson.
Dans la broussaille des cheveux d’ange
mutinent des papillons de miel
tintent des perce-neige.
Nacre et diamant,
l’aube se lève sur le scintillement de la voix lactée,
l’air vibre de toi mon amour.

                                                                                      - Monik Malissard -



Jeu papillon, 2014

Dans un creux de bruyère sur l’île de Ouessant un miroir brisé éclaire une scène étrange
Les papillons jouent à mon entour, de leurs ailes, ils froissent l’air marin qui les attire.




Le gardien de l’ Éden, 2011
hommage à Hippolyte Bayard

Dans le fouillis sombre de l’automne

l’hiver a glissé sa patte blanche
oublié l’étole de gaze d’une mariée enfuie.
C’était hier à peine,
les branches ployant sous les abricots mûrs
le retour panier au bras vers la maison.
Ils viennent à l’instant de quitter
nonchalants
le bonheur doux d’un déjeuner sur l’herbe.
Sur les vestiges de l’été
crépitent des éclats de lune
flotte le parfum mouillé du sous-bois,
dans l’humus en silence se prépare le printemps.
Une déesse veille,
l’Atlantide ouvre ses eaux profondes
la terre féconde les ors de l’amour.

                                                                                        - Monik Malissard -




Qu'y-a-t-il à l'intérieur ? 2011
Ici, les ors du jardin invitent à la chaleur d'un foyer câlin, qui fleure bon le pain d'épices et les fraises des bois.



 Derrière la maison, 2012

L'orage a passé,
et ses gerçures.
Hors d'atteinte de l'aridité
à deux pas de la steppe
mon enclos libre comme le vent
arrête la bise et le givre,
les spectres glacés de l'enfermement.
Dans mon pré-rond,
ma vareuse de marin a troqué les embruns pour la brise
l'été et sa douceur de pêche s'attarde, paresse
les frises de l'automne
mêlent à la tendresse de l'étoffe
les fresques de l'Afrique.
Au-dessus de ma chaise longue
des lucioles en habit de lumière papillonnent
je m'emparede la clé des champs.
                                                                                                                - Monik Malissard -




Porte Dauphine, 2016


Neige de Champagne, 2016


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