« Espace de transition enveloppé d’un doux brouillard, autant anesthésiant que creuset d’avenir »

Pema Chodron, Les bastions de la peur -NeD blog 2007

L'entre-deux : espaces de vie

Ce que les murs dévoilent ... Miroirs mémoire d'histoire : architectures.

Confrontation des outils contemporains à la matière et à l’espace.
Liberté de création et ancrage dans la matérialité.
Projections d’enfant.Tout mur, toute surface, toute tenture caressés par la plus faible lumière étaient pour moi,
aux heures interminables de la sieste, un gigantesque jeu aux multi dimensions illimitées.
C’est cette multi dimensionnalité que le numérique me permet de mettre au jour.
Mes images photographiques sondent la profondeur du visible, le vivant, le minéral ou le végétal,
pour découvrir des mondes d’émotions et de sens aux portes des royaumes de l’ invisible :
miroirs de mon imaginaire guidés par la mémoire de notre imaginaire collectif.
Bien réels puisque je les photographie !

Sable de lune, 2012



Ulysse, 2012

Ulysse, une nuit en mer et un bateau- Tout cela dans les fibres d’un rideau ?
Un rideau gris, uni, chatoyant à la lumière de la sieste d’un lieu proche de Marseille.
Ulysse, mon ami d’enfance, quand je parcourais, inconsciente, la Mer Egée et le détroit de Corinthe; serais-tu entrain de me dire, mon seul foyer, ma seule focale, sont ma route ?



Papier de verre pour les yeux, 2012



Écoute, 2013



Clairvoyance, 2014

Dans l’ombre de mes lunettes un éclair de lune miroite comme une lame d’acier sur l’ardoise humide de Ouessant



L’appel, 2012

J’ai appuyé mon pouce trempé d’encre
sur la paroi râpeuse
d’un cri rauque pris sur l’épaule ma vieille besace
à l’appel du soleil quitté ma caverne.
Femme j’avance
éblouie
libre
dans l’immensité d’un désert de sable.

                                                                                                - Monik Malissard -



Le secret de mon cœur, 2012

Dans le grenier de mon âme
le chagrin enroué du violoncelle résonne sous la lucarne
une marche funèbre engloutit les péninsules sauvages
chavirent les aubes dorées.
Le vacarme d'un torrent
précipite des sanglots,
vertige de larmes,
cascade une chevelure d'eau.
J'attends demain, l'espérance.
                                                                                                       - Monik Malissard -



Saïgon, 2012

Une moustiquaire devant la fenêtre, le fleuve au loin. Face au mur dans ma chambre au Valinco. Derrière par la fenêtre ouverte le couchant projette son image inversée.
De grands traits de fusain et la moustiquaire s’emmêlent dans les aspérités de la paroi de chaux. Ombres ou réflexions ? Cette image inattendue me ramène à Saïgon
.




Dodécaèdre, 2013

Dodécaèdre ( volume formé de 12 pentagones, polygones à 5 côtés ) situé eu bout de la Galerie des officiers
du Fort Saint-Jean à Marseille, tout entier en miroirs.

Je me vertige, je me perds, je me raccroche à la voûte.

92 faces dont 12 sont des pentagones et les 80 autres des triangles équilatéraux. Aussi 150 arêtes et 60 sommets.
2 formes distinctes, images dans un miroir l’une de l’autre.

Je m’abstrais de cette géométrie qui me dépasse. Graphismes fascinants de cette architecture mouvante ourlée d’un chemin qui s’enroule du sol au plafond.
Une histoire se raconte, une histoire d’abandon et de rencontre, d’équilibre retrouvé .



Dodécaèdre 3 : calme et tension, 2014

Croisés subtils entre le dévoilé et le caché , le réel et l’irréel, le calme et la tension. Espace multiple où une fenêtre reste fermée sur ses mystères tandis que des éclats du passé, m’invitent à passer par un escalier vers des profondeurs secrètes.

Galerie des officiers du fort Saint-Jean à Marseille



Dodécaèdre 2 : Le souffle du temps, 2014

Quel est ce vertige, pris entre présent et passé,
à douze pas du MUCEM.
Dans ce couloir résonnent pas et rires, les vôtres,
les miens , peut-être aussi… l’air vibre d’une présence.
 Je suis aspirée par cette étrange forme. Elle avance, dilate les arcades et fusionne les espaces à l’infini.


Galerie des officiers du fort Saint-Jean à Marseille



Pavé d’or, 2013

Honfleur: un tableau de Pierre Chazelat digital artist
Combien de manifestations harmonieuses de l’ entre-deux ?

Mon coeur est en extase.
Je relis Braque, mon amour de jeunesse, un X-millième de seconde, je suis lui,
en toile de fond les abîmes Esheriens.
Des uns aux autres je tends filins et haubans et trouve la juste mesure.
La lumière est une musique et les couleurs sont des sons.
Je suis toute ouie.



Unités de soins intensifs, 2014



A la bonne heure ! , 2015
Rue de l'Athénée à Bruxelles.



La belle affaire ! 2015
Rue Jules Bouillon à Bruxelles



Où est Elsa ? 2015

La cloche a sonné.
Tout est possible.
L’école est finie.
Ou elle commence.

Bâtiment Rabelais, aile droite
INSAS, section Théâtre, Bruxelles, Belgique



Coeur du bâtiment Rabelais, 2015

Bâtiment à énergie positive:
L’école attend ses candidats .

INSAS section théâtre Bruxelles Belgique



Bâtiment «Rabelais» aile gauche, 2015

Derrière ces fenêtres,
à l’abri des tentures noires,
de beaux talents voient le jour.

INSAS section théâtre Bruxelles Belgique



La porte est ouverte ou bleu marine, 2015

Au coeur d’une vie de combats, un jardin d’amour, joie et rires d’enfants, parties de cache-cache et de colin-maillard…
Tout le monde est rentré.
Deux petites paires de sabots dans cette lumière du couchant exhalent un parfum d’harmonie faite-femme; complicités, délicatesses, paix.
Le parapluie, vigile attentif, incarne ,ici , l’intelligence et la noblesse du cœur.
La maison de deux grandes dames, située au cœur de la vallée de l’Eure.


Pomme d'amour, 2015

Parce que je t'aime mon beau miroir lorsque tu t'empares des couleurs d'un jeune matin d'été dans le Vaucluse!
Je rentre d'Arles mon cœur de photographe en fête et je réalise
ce vieux rêve photographique du miroir mirant miroir miré sans me voir.
Pourtant, j'y suis dans le noir: mise au point à l'infini.



Ceci n'est pas une pomme. 2015



Monde riant, 2016



Un long silence, 2016



Échafaudage, 2016



Pluie, dedans. 2016


Pschitt ! , 2016


Muses en scènes, 2016



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